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PHPA

Caroline Ruelle - 10.2007

Caroline Ruelle

MA MUSE, ANDRE BRETON ET MOI

Ma muse me porte, m’emporte, me donne vie.
Et ce soir elle est là, près de moi, tout au chaud sous les toits alors que je meurs de froid. Elle dort.
C’est ma nuit magnétique, ma nuit avec André.
L’étau se resserre, c’est le temps qui se compresse.
Mes pieds sont moi ce soir, je suis une femme-pied, la tête en forme de pied, et des ongles à la place des yeux…

Une chimère se jette dans la Seine, elle tournoie et sombre soudain dans l’or argenté…
Le faisceau incessant balaye mon âme et les cheveux hirsutes des chimères nocturnes de la ville.
Paris est une méduse avec ses tentacules d’hommes de chair.
Cette nuit, je serai dans les bras d’André le Magnifique, au nez aquilin et au regard perçant. Je serai sur son torse puissant offert à mon repos, et nous resterons paisibles, sous ces toits du Panthéon, juste assez loin de la Cathédrale des Grands-Hommes pour soupirer dans la fraîcheur de cette nuit et la chaleur de nos vies…

André, laisse-moi croire que tu me regardes dormir…

 

Hôtel des Grands Hommes
Octobre 2007 

 

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